Quand Suicide Squad : Kill the Justice League a failli briser ses concepteurs

Quand Suicide Squad : Kill the Justice League a failli briser ses concepteurs

Quand Suicide Squad : Kill the Justice League a failli briser ses concepteurs

Pas de blague sur le titre du jeu, c'est assez dur comme ça

- PC

- PS5

- Xbox X|S

Dans les colonnes de Bloomberg, le réalisateur Axel Rydby et son collègue designer Johnny Armstrong reviennent sur la fin du développement de Suicide Squad : Kill the Justice League, une situation difficile qui aurait pu les dégoûter de l'industrie. Un témoignage assez commun aujourd'hui, mais qui reste intéressant à entendre.

Sans la moindre surprise, cette nouvelle interview confirme que Suicide Squad : Kill the Justice League était bien conçu comme un jeu-service par Rocksteady et Warner Bros. à l'origine. Une information clé pour comprendre la complexité du développement. Arrivé chez Rocksteady à l'automne 2018, Axel Rydby sort alors de Tom Clancy's : The Division chez Ubisoft. Il a clairement le bon profil pour gérer un titre multijoueur avec des éléments jeux-service : c'est son portfolio. Il démarre en tant que « simple » lead designer avant de passer réalisateur en 2022. Une couronne très lourde puisque les retards encaissés par le TPS (mars 2022, avril 2023) ont commencé à rendre le budget intenable.

Après Suicide Squad, du mal-être

Dans les colonnes de Bloomberg, Axel Rydby décrit un glissement : si, au départ, Rocksteady et Warner Bros. étaient alignés sur une monétisation généreuse, la nécessité de rembourser les frais de développement a introduit des conversations difficiles. « Selon Rydby, la question était moins de concevoir le jeu que d'assurer qu'il rentrerait dans ses frais. Pendant les réunions, les cadres [de Warner Bros.] demandaient : "combien de joueurs peuvent être atteints avec cette feature ?" ou "comment transformer ce design pour augmenter la rejouabilité?". »

Pour Rydby, c'était de la début de la fin, d'un point de vue personnel. « À ce moment, je n'avais plus l'impression de concevoir un jeu. Je suivais un tableur fantôme d'analyses marketing que personne ne pouvait clairement me présenter. J'ai ressenti que je n'avais pas envie de travailler dans cette industrie-là. » Et les critiques assassines (hélas, selon nous, à juste titre) n'ont pas aidé à la sortie en février 2024. « J'ai eu la sensation d'être complètement vidé. Je me suis dit que je ne pourrais jamais refaire cela. Je sentais que j'étais en train de me déliter », explique Johnny Armstrong, un autre designer sur le projet.

Aujourd'hui, Rydby et Armstrong ont quitté Rocksteady et se sont associés pour développer le jeu de cartes Secret of Circadia, qui vient d'ouvrir son Kickstarter. D'après eux, le prototype est déjà rudement chouette, et les aide à reconnecter avec leur passion créative. « Je crois que nous nous égarons en tant qu'industrie. Avant, c'était des projets passion qu'on adorait réaliser et on espérait que d'autres les aiment aussi. Et c'était génial quand ça arrivait. C'est de moins en moins ça. C'est devenu : "j'espère que ça va vendre." »

← Gaming