
Le MMO PIONER survit tant bien que mal malgré un studio au bord de la faillite
Il respire encore !
Si nous sommes réunis ici, c’est pour rendre hommage à une nouvelle étoile vidéoludique qui risque de ne jamais au-delà de l’accès anticipé. Un MMO qui s’accroche à la vie malgré un studio au bord de la faillite. Parlons un peu de PIONER…
C’est une situation bien compliquée que traverse le jeu de GFA Games. Pourtant, avec son lancement en décembre 2025, PIONER intriguait grandement les joueurs. Il faut dire que la proposition d’un MMORPG aux airs d’Escape from Tarkov avait le mérite d’être original. Et même quand PIONER s’est révélé s’apparenter plus à un STALKER qu’à un Tarkov, il continuait à proposer quelque chose d’assez frais dans le genre des MMO post-apo. Mais malheureusement, la pratique n’a pas suivi la théorie. Si PIONER a ses défenseurs, il a globalement recueilli des avis mitigés. Avis qui se sont même révélés plus négatifs ces derniers temps. Et pour cause, malgré une feuille de route bien fournie dévoilée en avril, PIONER est passé en mode silence radio pendant plusieurs mois.
À la guerre, comme à la guerre
Ce silence il s'explique assez facilement. Son studio GFA Games a en effet connu une période de fortes turbulences. En avril, une enquête faisait état d’une situation interne catastrophique (salaires impayés, comptes bancaires gelés, dettes…). Puis, le 29 mai, c’est carrément une requête qui a été déposée auprès du tribunal de Moscou exigeant que GFA Games se déclare en faillite. Le studio a malgré tout tenu bon et, alors qu’on le croyait au fond du gouffre, il a refait surface pour donner des nouvelles de PIONER.
“Certes, nous avons pris du retard sur notre calendrier initial (toutes nos excuses, l'équipe a traversé une période difficile), mais nous prévoyons toujours de vous proposer une nouveauté vraiment exceptionnelle” indique le communiqué, tout en gardant le mystère sur la teneur de cette dernière. Lui se contente en effet de promettre des améliorations plus techniques relevant de l’optimisation des serveurs et du système de sauvegarde, deux points qui peuvent se révéler particulièrement handicapants. Une partie de ces améliorations est prévue pour la mise à jour 0.2, dont la date de déploiement est pour l’instant inconnue. Mais cela ne devrait pas arriver tout de suite car certaines améliorations sont estimées à trois mois de développement. Mais alors est-ce que PIONER tiendra jusque-là ? Qui plus est, pas sûr que cela suffise pour que le jeu connaisse un nouveau regain de popularité et permette de sauver le studio en fâcheuse position. Mais après tout, tant qu’il reste des joueurs - environ 800 en simultané chaque jour -, il reste de l’espoir.