
Marathon : Bungie règle son conflit avec l'ex-réalisateur du jeu à l'amiable
On ne sait pas qui à raison, mais on sait qui repart avec son chèque
Désireux d'obtenir 200 millions de dollars de dommages et intérêts après son licenciement pour comportement inapproprié au travail, l'ex-réalisateur Christopher Barrett (Marathon) a réussi à obtenir un règlement à l'amiable auprès de Bungie. À priori, il n'a pas touché les 200 millions, mais la somme et les termes finaux restent inconnus.
Dans les précédents épisodes de ce feuilleton judiciaire, nous avions appris en août 2024 que Christopher Barrett, vétéran de Bungie et ex-réalisateur de Marathon, avait été limogé « après qu'une enquête des RH a révélé qu'il s'était comporté de manière inappropriée avec au moins huit employées » d'après le journal Bloomberg. Chagriné par la situation, Barrett a attaqué Bungie en décembre 2024 pour 200 millions de dollars de dommages et intérêts. Débouté en décembre 2025 parce qu'il s'était trompé d'instance, Barrett est reparti à la charge en janvier 2026 devant la Cour Supérieure du Delaware.
Bungie s'en lave désormais les mains et les comptes
De toute évidence, Sony et/ou Bungie ont estimé qu'il s'avérerait moins coûteux d'accéder aux demandes de Barrett à ce stade plutôt que de continuer à se disperser en procédures et frais d'avocats alors que le studio de Destiny 2 traverse une très mauvaise passe (au moins 292 employés licenciés, jusqu'à 400 selon les sources). GamesIndustry.biz rapporte (depuis le compte Twitter de Barrett) que les belligérants ont réglé leurs comptes à l'amiable et que l'ex-réalisateur a obtenu le droit de figurer au générique de Marathon. Sans prendre position en sa faveur, au vu des allégations, nous pouvons tout de même souligner que retirer les travailleurs licenciés - pour raisons économiques, pour faute grave ou autre - des génériques de jeux vidéo est une pratique (trop) courante qu'il est nécessaire de dénoncer et combattre.
En novembre 2025, Bungie avait réglé un premier procès à l'amiable avec l'écrivain Matthew Kelsey Martineau, qui accusait le studio californien d'avoir plagié ses écrits pour rédiger la première campagne de Destiny 2. Une affaire rocambolesque, puisque Bungie s'est retrouvé incapable de présenter la campagne au juge pour se défendre, l'ayant retirée du jeu depuis belle lurette. Parfois, les décisions qui nuisent aux joueurs finissent par revenir mordre le derrière des studios de manière bien comique.