
Xbox : les syndicats de Bethesda organisent une marche "Save Our Devs" le 15 juillet
440 postes supprimés
Le mouvement de résistance face aux licenciements massifs chez Xbox prend une forme plus concrète : les employés syndiqués de Bethesda Game Studios, regroupés sous la bannière OneBGS, ont annoncé une marche de protestation baptisée "Save Our Devs" pour le 15 juillet, devant les bureaux des studios ZeniMax à Rockville, Austin, Dallas et Montréal.
Entre Bethesda Game Studios, ZeniMax et id Software, ce sont plus de 440 postes qui ont été supprimés au cours des deux semaines passées, dans le cadre de la restructuration d'Xbox. On rappelle qu'au total, plus de 3 200 suppressions de postes ont été annoncées d'ici la fin de l'exercice fiscal en juin 2027. Ce faisant, la communication du syndicat est particulièrement combative sur un point : Microsoft tenterait de qualifier ces suppressions de postes de "changement entrepreneuriel dans le périmètre de l'activité", en invoquant une transition d'un modèle "centré sur les studios" vers un modèle "centré sur les franchises", selon un email envoyé aux membres du syndicat (relayé par GameDeveloper). Or OneBGS rejette fermement cette terminologie, y voyant une manœuvre pour contourner l'obligation légale de négocier la décision avec le syndicat : "changer un titre sur un PowerPoint n'efface pas notre droit légal à avoir voix au chapitre sur nos conditions de travail" peut-on lire dans le communiqué dédié.
Climat de méfiance inaltérable
Sur le plan légal, le syndicat fait valoir que Microsoft est tenu de s'asseoir à la table pour des négociations dites "d'Effects Bargaining" (une procédure qui, même lorsque la décision de licencier ne peut plus être contestée, oblige l'employeur à négocier les modalités de mise en œuvre). OneBGS entend exiger des transferts vers d'autres postes ouverts chez Xbox et Microsoft, des indemnités de départ renforcées, une couverture santé prolongée et des droits de rappel prioritaires en cas de réembauche. La marche du 15 juillet aura donc pour but de faire valoir ces droits : "l'entreprise veut que nous acceptions cela comme une décision définitive et que nous disparaissions discrètement. Nous ne le permettrons pas", écrit le comité de mobilisation, avant de poursuivre en ces termes : "nous devons montrer à la direction d'Xbox que nous sommes sérieux, et nous tenir solidaires pour qu'elle réfléchisse à deux fois avant de tenter à nouveau quelque chose comme ça". Le syndicat rappelle par ailleurs que les membres certifiés ont le droit légal de participer à cette marche sans risque de représailles, leur activité concertée étant protégée par la loi fédérale américaine. Mais le simple fait d'avoir à apporter cette précision est assez révélateur du climat de méfiance qui règne actuellement...